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La riviere saint-jacques 

La rivière Saint-Jacques sépare la MRC de Roussillon de l’agglomération de Longueuil ainsi que la ville de Brossard de la ville de La Prairie. Elle mesure environ 25 km de long. En moyenne, 2.9 m³/s s’y écoule, soit l’équivalent de 7 piscines en une minute. Au printemps, le débit atteint 62 m³/s, ce qui équivaut au volume de 150 piscines s’écoulant à chaque minute. La dénivellation entre la source de la rivière, à Saint-Jacques-le-Mineur, et son embouchure, dans le petit bassin de La Prairie, est de 31 m. Des zones d’eaux vives et d’eaux calmes se succèdent donc, contribuant à la plus grande biodiversité du bassin versant.

ses tributaires

Ses principaux tributaires sont le ruisseau des Bois, le ruisseau Saint-Claude, le ruisseau Saint-André, le ruisseau de la Bataille, le fossé Daigneault et le ruisseau des Prairies. Certains des ses affluent sont artificiels, tel que le fossé Daigneault qui fut creusé au début du siècle dernier pour drainer les eaux pluviales des arrondissements de Brossard et de Saint-Hubert. D’autres affluents sont naturels et n’ont pas subits de modifications majeures. C’est le cas, par exemple, du ruisseau des Bois et de son tributaire, le ruisseau Saint-Claude. L’eau de ces ruisseaux est étonnamment claire et la végétation riveraine est luxuriante. Ils sont très attirants pour de nombreuses espèces de poissons.

les modifications antropiques de la riviere

La rivière Saint-Jacques a été modifiée par l’homme de plusieurs façons. D’abord, on remarque que l'urbanisation à l'embouchure de la rivière s'est beaucoup accentuée depuis les années soixantes. Ensuite, presque la totalité des rives ont été soumises à des modifications, telles que le remblayage (pour contrôler l'érosion et stabiliser les berges) et la destruction de la bande riveraine.

De plus, le tracé de la rivière a été modifié en plusieurs endroits. En effet, la combinaison d’un relief très plat et d’un sol meuble a créé de nombreux coudes, appelés méandres, tout le long de la rivière. Ces méandres sont souvent considérés comme inefficients et ils ont été détruits pour faciliter l’exploitation de la rivière et celle du territoire adjacent. On peut facilement observer quatre de ces redressements sur des photos prises dans les années 1960 et 1990. On peut aussi remarquer deux lacs qui n'existaient pas en 1964, le lac de la Citière à gauche et le lac de l'ancienne mine, en bas à droite.



crédit photographique : Ministère des Ressources naturelles (1964) ; Ministère des Ressources naturelles (1997)

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