MILIEUX HUMIDES________________________________________________________________Retour a la carte

Un milieu humide est un endroit où le sol est toujours humide ou recouvert d’eau. Les plantes qui y poussent sont hydrophiles, c’est à dire qu’elles aiment l’eau. On en distingue de nombreux types, tels que le marais, le marécage, la tourbière ou la prairie humide. Chaque type est caractérisé par des conditions environnementales différentes. Le niveau d’eau, le courant, et le type de sol varient énormément de l’un à l’autre et forment une sorte de continuum. Différentes espèces de plantes sont adaptées à différentes conditions sur ce continuum. Certaines préfèrent les sols plus humides, d’autres les zones avec plus ou moins de courant. Cette diversité végétale représente un plus grand nombre de possibilités d’abris et de nourriture ce qui favorise une plus grande diversité animale qui recherchent des abris et des nourritures différentes. Bref, les milieux humides ont donc une biodiversité élevée en raison des conditions variées qu’ils présentent.


Deux types de milieux humides sont dominants dans le secteur de la rivière Saint-Jacques : le marais et le marécage.

Marais

Le marais est caractérisé par un sol qui est saturé d’eau pendant presque toute la saison de croissance. Les plantes qui y poussent sont donc hydrophiles, c’est à dire qu’elles aiment l’eau. On peut classifier les marais selon leurs espèces végétales dominantes. À la rivière Saint-Jacques, on reconnaît deux principaux types de marais : le marais à quenouilles et le marais à phragmites.

Le marais à quenouilles est dominé par les deux espèces de quenouilles du Québec, soit la quenouille à feuille large (Typha latifolia) et celle à feuille mince (Typha angustifolia). Le marais à quenouille offre une plus grande diversité de plantes et est préféré par de nombreuses espèces animales. Par exemple, le rat musqué et le castor se nourrissent du rhizome de ces plantes. Les oiseaux tapissent leurs nids des graines qui sont entourées de poils. Plusieurs espèces d’oiseaux aquatiques utilisent les quenouilles comme site préféré pour construire leurs nids, par exemple les canards barboteurs, les carouges à épaulette et le petit blongio.

Le marais à phragmite, quant à lui, est dominé par le phragmite (Phragmites australis), aussi appelé roseau commun. Le phragmite est généralement considéré comme une espèce envahissante nuisible. Lorsqu’elle est présente, elle domine totalement le marais et exclu la plupart des autres espèces de plantes. De ce fait, la biodiversité est beaucoup moins élevée. De plus, elle a une moins grande valeur faunique puisque peu d’espèces la mangent ou l’utilisent pour nicher.

MarÉcages 


La plaine inondable est souvent occupée par des marécages, c'est à dire une zone boisée qui est inondée lors de la crue printanière et lorsqu’il y a d’importantes précipitations, mais dont le sol n’est pas recouvert d’eau en permanence. Cependant, le sol y est généralement mal drainé et très humide.

La végétation d'un marécage est composée d’arbres et d’arbrisseaux qui sont résistant aux inondations, tel les érables argentés, les frênes noires et les épinettes.

Pour en savoir plus... 

  1. Site internet d'Environnement Canada sur la richesse floristique et la distribution des milieux humides dans le Saint-Laurent :
    http://www.qc.ec.gc.ca/faune/biodiv/fr/flore/diversite_vegetale.html

crédit photographique : schéma - Envrionnement Canada, Marais et marécages - Louise Morin, Comité ZIP Ville-Marie

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